Rabat
24.04.2012
Le
Royaume du Maroc prend note, avec satisfaction, de l’adoption, le 24
avril 2012, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l’unanimité
de ses membres, de la résolution 2044 relative à la question du Sahara
marocain.
Cette
résolution, qui renouvelle le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril
2013, consolide les paramètres de la solution politique, conforte le
processus de négociations comme voie unique de règlement, renforce les
approches innovantes et apporte des clarifications essentielles
concernant la dimension humaine de ce différend régional.
A travers cette résolution, le Conseil de Sécurité confirme, avec force,
les directives fondamentales pour le règlement de ce différend régional
et réaffirme sans ambiguïté son attachement aux orientations qu’il a
tracées au cours des dernières années pour parvenir à la solution
politique de compromis. La prééminence de l’initiative marocaine
d’autonomie y est ainsi réitérée, les principes cardinaux de réalisme et
d’esprit de compromis à nouveau soulignés, et l’implication des Etats
voisins dans la recherche de la solution encore une fois sollicitée.
De même, la résolution reflète la détermination de la communauté
internationale à favoriser l’engagement sincère et responsable de toutes
les parties dans des négociations intenses et substantielles et à
éviter le blocage et les stratégies de dévoiement.
En dépit des tentatives de détourner le mandat de la MINURSO ou de
dénaturer ses fonctions, le Conseil de Sécurité a tenu à renforcer,
davantage encore, le processus de négociations, seule voie possible pour
atteindre un règlement définitif à ce différend régional.
Plus particulièrement, le Conseil appelle à l’intensification du rythme
des rencontres et à conférer un caractère plus substantiel aux débats,
loin des positions figées et des approches dépassés.
De plus, le Conseil encourage la poursuite de la mise en œuvre des
approches innovantes, notamment à travers l’organisation de débats
thématiques, ou encore une implication plus forte des représentants
légitimes des populations des provinces du sud à la recherche de la
solution.
Par ailleurs, les tentatives répétées d’instrumentalisation de la
question des droits de l’Homme, le Conseil de Sécurité salue les mesures
prises par le Maroc, dans le cadre du processus d’approfondissement des
réformes politiques du Royaume, couronné par l’adoption, en juillet
2011, d’une nouvelle Constitution, démocratique et porteuse de valeurs
universelles. Ainsi, le Conseil se félicite de l’opérationnalisation des
deux antennes régionales du CNDH à Laâyoune et à Dakhla, ainsi que de
l’interaction positive avec les procédures spéciales du Conseil des
Droits de l’Homme des Nations Unies.
Aussi la résolution 2044 consacre-t-elle la validité et la pertinence de
la prise en charge nationale de la promotion et de la protection des
droits de l’Homme dans les provinces du sud, au même titre que dans les
autres régions du Royaume. Il s’agit là d’un signal fort de confiance et
d’une reconnaissance sans équivoque de la légitimité des actions
entreprises par le Maroc dans ce domaine.
En revanche, le Conseil de Sécurité réitère son appel au Haut
Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés de procéder, conformément à
son mandat et ses pratiques, au recensement des populations des camps de
Tindouf, dans le dialogue avec le pays hôte.
Dorénavant, cette opération ne constitue plus uniquement une exigence
morale ou une responsabilité juridique internationale. Elle est,
désormais, une obligation politique confirmée par l’instance exécutive
onusienne.
Le Royaume du Maroc espère que l’adoption de cette résolution
importante, dans un contexte de dynamique positive dans les relations
maroco-algériennes et de relance réelle de l’intégration maghrébine,
permettra la poursuite du processus politique dans la sérénité, loin des
postures de rigidité et des logiques de blocage, ouvrant ainsi des
perspectives nouvelles pour le règlement définitif de ce différend
régional.
Le règlement de ce différend régional est aujourd’hui, plus que jamais,
une nécessité pressante : les cinq peuples frères de la région y
aspirent, les défis sécuritaires croissants dans leur voisinage immédiat
l’exigent et les différents partenaires de la région l’appellent de
leurs vœux.